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Voilà une histoire que j'ai écrit pour un concours, j'ai vraiment aimé l'écrire et je voulais la partager avec vous, certes ce n'est pas vraiment un article sur le Japon, mais l'histoire se déroule là-bas.

Merci si vous prenez le temps de lire ma nouvelle.

Bonne lecture à tous.

Neko.

 

Un Jour, Une Fin.

 

« Nos deux coeurs seront deux vastes flanbeaux, - Qui réfléchiront leurs doubles lumières - Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. » Les Fleurs du Mal. Charles Baudelaire.

Un jour on m’a dit qu’il fallait vivre au jour le jour, même si au fond de moi je savais qu’il n’y aurait pas de demain.

Voilà mon histoire, l’histoire d’un Jour sans fin… 

 

 Kagami ? Lâche moi ce livre ! Regarde ton père et ton frère, tu ne peux pas sourire comme eux ?  Mais qui a pu me coller une fille aussi morne ! Regardes, il neige !

Je détournais les yeux du livre que j’étais en train d’engloutir (un de plus), pour me tourner vers la fenêtre de ma chambre. Il est vrai que ce jour là il neigeait.  Mon petit frère, du haut des ses 10 ans, était heureux, là, dehors, à faire un bonhomme de neige avec mon père, il jetait des regards complices à ma mère qui, dans la cuisine, préparait le repas pour la veille de noël qui se déroulait le soir même. Avec un clin d’œil de ma mère comme accord, mon petit frère prépara une boule de neige qu’il lança sur mon père, point de départ de leur bataille de boules de neige.

Je regardais cette scène comme si un film défilait sous mes yeux, c’est ça, je ne faisais plus partie de leur vie depuis bien longtemps. Un film que je regardais en continu, chaque jour, sans relâche. Des sourires, des rires, de bons repas, des larmes de joies, une super maison dans notre belle ville de Kyoto. Mais tout était faux, mal joué, comme dans les feuilletons de ma grand-mère. Tout n’était qu’illusion, détournement de la réalité car dans cette maison je vivais tel un fantôme, comme si j’étais vide de toutes émotions. Une inconnues avec les yeux rivées sur les livres car plus personne ne s’occupait d’elle depuis ce jour.

Oui ce jour sanglant où la vie a quitté mon corps pour que je devienne un spectre.

Ce jour là, je m’en souviens comme si c’était hier, je le revivais toutes les nuits, les images étaient imprimées dans ma tête et dans mon coeur.

C’était il y a 4 ans, à Noël, j’étais parti acheter du pain avec ma sœur jumelle pour le réveillon. Arrivés à la boulangerie nous sentîmes l’odeur du pain fraîchement sortie du four. La Boulangère nous connaissait bien, c’était Oba-san, notre grand-mère, enfin nous la considérions comme telle, on resta discuter avec elle un petit moment. Avec Isamu, ma sœur, on adorait la Boulangère. Elle avait environ soixante ans, pas très grande, les cheveux grisonnant, et des yeux bleus qui pétillaient à chaque fois que des enfants venaient acheter des bonbons dans sa boulangerie. C’était ce qu’on appelait une mamie gâteau, en plus tous les ans elle nous en offrait un à notre anniversaire. Nous repartions main dans la main, le pain dans l’autre main. Nous étions inséparables, nous jouions sur les trottoirs en chantant des chants de noël occidentaux. Nous aimions particulièrement la France, leur cultures était si différentes, c’était notre rêve de pouvoir y partir. Nous n’avions que 13 ans, mais nous étions déterminées à y partir pour faire nos études. Nos parents nous payaient des cours de français. Et jusqu’à ce jour nous étions heureuses.

On traversa le passage piéton, et c’est là que ce déroula notre descente en Enfers. Sans savoir pourquoi, je lâchais sa main, j’étais restée sur le trottoir et elle avait fait quelques pas. Afin de comprendre pourquoi j’avais lâché sa main. Elle détourna le regard du bout du passage piéton pour reposer son attention sur moi. Nous nous regardâmes sachant qu’il y avait quelque chose qui clochait sans vraiment comprendre quoi. Quand un camion grilla le feu rouge il ne pu détournait sa trajectoire d’Isamu, la percutant et la projetant sur une dizaine de mètres. 

J’accouru vers elle sans faire attention aux gens qui s’attroupaient autour de nous. Le temps ralentissait tellement que tout me paraissait irréel, comme si j’étais en train de lutter pour me réveiller d’un horrible cauchemar. Hélas, cela n’en était pas un, c’était malheureusement bien trop réel. Je me jetais à corps perdu sur elle pour m’assurer qu’elle était encore vivante. Je ne pu cependant prononcer aucun mot. Respirer devînt pour moi difficile. Chaque inspiration était une torture. La douleur qu’elle ressentait se rependait en moi comme un choc électrique. Elle me regardait droit dans les yeux et essaya d’articuler quelque chose. Sa voix était faible mais je réussis à entendre « Tu vas me manquer ». Dans son regard je lisais toute l’angoisse et la peur que représentait  L’Autre Monde. Le Froid. Le vide. Le Néant. La Mort. Mon regard était le même, peut-être plus obscure car une partie de moi disparaissait. Elle était toute tremblante, son énergie quittait son corps, mon Isamu était en train de disparaître. Nous bougeâmes nos lèvres au même temps mais aucun son n’en sortis. « Je t’aime. » Voilà ce que nous disions. Je vis la vie quitter ses yeux au fur et à mesure que la marre de sang s’agrandissait autour de nous, le sang imbibait nos vêtement, ce jour là nous étions vêtues de blanc, nous étions aussi blanche que la neige mise à part nos joue et notre nez qui était rouge à cause du froid de ce rude hiver. Nos vêtements tournaient au rouge vif, ils tournaient à la couleur du sang d’Isamu. Les gens autour de nous criaient, mais je n’entendais qu’un bruit sourd. Seul le sort de ma sœur m’importait. La sirène de l’ambulance me fit sortir de ma torpeur. Ils voulaient m’enlever ma sœur jumelle, ils voulaient me retiraient une partie de moi-même. Refusant de lâcher sa main qui était dépourvu de ki, d’énergie vitale, ils m’emmenèrent avec elle. Incapable de tenir debout, ils me soulevèrent avec elle et nous mirent dans l’ambulance. Mes mains et mon visage étaient tachées de sang. Nous arrivâmes à l’hôpital en même temps que ma mère, mon père ayant emmené mon frère chez la nourrisse.

Ma mère était en pleurs de même que mon père quand je le vis arriver. Les aides soignants et mes parents me firent lâcher la main que je refusais de desserrer. Ils apprirent ce qui venait de se passer par un témoin de cette terrible scène, celui qui avait prévenu les secours, car je n’avais pas prononcé un seul mot, ni même un hurlement depuis l’accident. Tout lumière en moi s’envola lorsque j’entendis un médecin déclarer d’une voie sincèrement désolé « Heure du décès : seize heure quarante.»

Je ne versais aucune larme, ma famille et nos amis le firent pour moi. On apprit aux informations télévisées que le camion qui avait tué Isamu était un camion transportant une livraison pour une banque, et qu’il avait été détourné.

 Les obsèques eurent lieu deux jours plus tard. Tout le monde était là, même Oba-san. Tout le monde pleurerait Isamu, sauf moi. J’en étais incapable.

Les semaines passèrent et je ne parlais toujours pas. Ce n’est pas que je ne voulais pas, mais je ne pouvais pas. J’étais toujours en état de choc, une coquille vide. Ma tête ne savait plus réfléchir, j’étais devenu une sorte de légume. « Loin de toi je me demande, pourquoi ma vie ressemble, à une terre brûlée. Mais quand l’amour prend ses distances, un seul être vous manque, et tout est dépeuplé… » Ma vie avait perdu tout son sens, j’étais seule au monde, sans son amour pour guider mes pas. Je ne pouvais plus marcher droit sans sa main pour me réconforter.

Un an passa sans que je ne puisse prononcer un mot. Puis le soir du réveillon de Noël, la Boulangère est venue me donner quelques choses dans une petite enveloppe. Elle m’avait dit que ce qu’il y avait à l’intérieur me redonnerait de la chaleur. Dedans, il y avait quelque chose de dur, quand j’ouvris l’enveloppe je découvris un petit pendentif en forme de cœur en argent avec écrit dessus « For Ever ». On pouvait ouvrir le petit médaillon et je découvris une photo de moi et Isamu d’un beau jour d’été, lorsque nous avions demandé à une amie de nous prendre en photo devant une pancarte où il y avait la Tour Eiffel. Je sautais au coup d’Oba-san, sans pour autant réussir à lui dire merci. Elle me glissa alors à l’oreille que c’est ce que Isamu avait prévu de m’offrir pour notre anniversaire.

Cette nuit là, ce fut la première depuis le drame où je rêvais d’Isamu sans revoir cette scène ensanglantée.

Je revis le jour où nous avions pris la photo qui est dans le médaillon. Une journée d’été comme une autre où nous étions avec des amis. Nous venions d’aller faire une prière au magnifique Temple de Kodaiji. Ensuite nous étions allés dans le centre ville ou nous avions vu cette pancarte publicitaire avec la Tour Eiffel. Tout le monde connaissait notre envie d’aller en France pour nos études. Visiter Paris, ville si romantique et puis rencontrer tout ces français et française avec leurs yeux grands ouverts. Akira nous prit en photo et nous rigolâmes tous ensemble.

Une bouffée de chaleur m’envahit et je me réveillai en remerciant Oba-san avec des mots. Je ne cessais de répéter « Merci Oba-san, merci. » Je suis sûre que c’est grâce à elle que j’ai pu ne pas faire de cauchemar cette nuit là.

 

Les années passèrent, trois pour être précise et nous voilà jour pour jour quatre ans après sa mort.

Nous sommes le 24 Décembre 2010 et je suis toujours une coquille vide qui s’est réfugiée derrière les livres. Ma main se tend toujours pour essayer d’attraper le sienne mais elle se referme sur rien. Les jours de grand-froid comme aujourd’hui, ma main me fait mal, elle est lourde. Lourde de souffrance, c’est le seul sentiment qu’il me reste, je ne sais plus ce que veux dire « Amour ».  Il me reste juste l’amour perdu de ma sœur. Sa chaleur a disparut. Isamu, je ne suis pas moi quand tu n’es pas là, ton absence me déchire. Je suis morte avec toi. J’aurais du mourir à tes côtés.

Je décrochai enfin le regard de la fenêtre où mon frère joué toujours avec mon père dans cette neige blanche qui pour moi était devenu la couleur du sang, celui de ma défunte sœur. Je me postai à mon bureau après avoir posé mon livre sur l’étagère, je sortis un papier à lettre qu’Oba-san nous avait offert à moi et à Isamu lors de notre dixième anniversaire et je me mis à écrire.

Je mis un pull et des bottes puis sortis. Je pris le chemin pour aller à la boulangerie, le même que ce jour sanglant que je me repassais une fois de plus. Je n’ai jamais réussi à faire mon deuil et je n’y arriverais jamais. Cependant en ce matin de réveillon j’avais fais un vœu.

La Boulangère m’accueilli avec joie, même si depuis ce jour, ses yeux ne pétillaient plus non plus. Elle nous considérait comme ses petites-filles qu’elle n’avait pas eu la chance d’avoir car sa fille était malheureusement décédée d’un cancer il y a une vingtaine d’années. Je repartis avec deux baguettes de pain, enfin ce qui y ressemblait tout au moins. Je les tenais dans une main, laissant au froid la main qu’Isamu réchauffait il y a quatre ans dans la sienne. Je traversai le passage piéton pour rentrer dans notre belle petite maison. Cependant, à ma grande joie, un camion ne me vit pas arriver. Ce fut la première fois depuis quatre ans que je souriais. Oui j’accueilli la mort à bras ouvert, prête à quitter ce monde, heureuse d’aller retrouver Isamu. Prête à la rejoindre, être à ses côtés pour l’éternité. J’aurais dû mourir avec elle ce jour là, je n’aurais pas dû lâcher sa main ce jour là, c’est pourquoi je la rejoins aujourd’hui.

Je ressentais enfin quelque chose, la douleur se rependait dans mon corps telle un venin de cobra, la douleur m’hypnotisait. La fatigue accumulée durant ces quatre années se déversa en moi comme une avalanche sur un petit village de montagne. La joie de rejoindre ma défunte sœur surpasser la douleur que ressentait mon enveloppe physique. Les larmes perlaient enfin au bord de mes yeux puis se mirent à couler, quatre ans que j’attendais de pleurer. La chaleur que je ressentais avec Isamu à mes côté ressurgit, elle est venu me chercher. Elle me porte vers l’infini, plus rien ne peut m’atteindre à part cette chaleur si familière, si douce, si précieuse, si rassurante. L’infini n’est plus très loin. Je suis à l’aube d’une éternité auprès de l’être le plus chère à mon cœur, Isamu, ma tendre sœur, je vais enfin de retrouver. Nous serons enfin réunit pour toujours, redevenir une même flamme, une même lumière. Nous ne serons plus jamais séparées.

Mes yeux regardèrent le ciel bleu d’un 24 décembre 2010, les larmes coulèrent comme un torrent, non pas de douleur ou de tristesse mais de joie, un sourire s’afficha sur mes lèvre, elles articulèrent « Isamu, je t’aime ». Mon cœur cessa alors de battre.

Mon vœu venait de se réaliser. Je venais de faire mon deuil.

  

  

Sur mon bureau j’avais laissé une lettre adressé à mes parents :

 

« Vous m’avez donné le prénom Kagami qui signifie miroir et vous avez donné à ma jumelle celui d’Isamu qui signifie énergie. Ma vie était pour refléter la vie de ma sœur, toute son énergie était ce qui me faisait vivre. On me la retirer il y a quatre ans, mais j’aurais du mourir avec elle, je suis morte avec elle. Ce jour là j’ai perdu mon âme en même temps que la mort m’a arraché la vie de la personne la plus chère à mon cœur. Je veux juste la rejoindre, c’est ce qui me rendrait heureuse pour toujours.

Vous pourrait remercier Oba-san pour nous deux ? Elle a tant fait pour nous.

Je vous aime tous mais la vie est trop dure sans elle.

On passe notre vie à essayer de trouver notre place. La plupart du temps on ne la trouve pas.

Mais moi, moi je sais où est ma place. Elle est auprès d’Isamu, auprès de ma sœur jumelle, ma moitié, mon âme sœur.

Adieu

Kagami »

 

 

Aux informations du soir, il a été dit qu’une jeune fille de 17 ans avait été percutée de plein fouet par un camion qui devait livrer une banque qui venait d’être détourné. Un accident étrangement similaire à celui d’il y a quatre ans… 

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